Tout d’abord un déni de grossesse c’est quoi ? “Le déni de grossesse se définit comme le fait pour une femme enceinte de ne pas avoir conscience de l’être1. Faute de cette conscience, le ventre ne grossit pas et la grossesse passe généralement inaperçue de l’entourage. La femme ne prête pas attention aux mouvements du bébé. L’aménorrhée caractéristique de la grossesse peut même faire défaut.”

Je peux vous en parler car j’en ai fait un pour mon fils. Nous étions en couple depuis un certain temps avec mon conjoint (5 ans exactement),  nous avions eu des hauts  et des bas, comme dans tout les couples…enfin bref ce n’est pas cela que je veux vous raconter. C’était juste une petite précision. J’ai appris que j’étais enceinte à 6 mois de grossesse…vous allez vous dire “non mais attends, elle se fout de nous !!”, non non, je n’avais aucun symptôme, rien, nada, j’avais même perdu 7 kilos car je faisais un régime, j’avais mes règles et j’étais sous pilule. Et c’est un antibiotique qui à coupé l’effet de ma pilule mais le medecin ne me l’avais pas précisé…

Puis un jour mes règles se sont coupées du jour au lendemain, je suis donc allée acheter un test de grossesse à la pharmacie, car j’avais toujours été bien réglée, ce n’était pas normal, et là, test positif, l’angoisse dans nos têtes…moi, que mon conjoint me quitte, et mon chéri car il ne savait pas ce qu’on allait devenir, car à cette époque nos contrats de travail étaient terminés et un coup on était chez ma famille (Isère), un coup dans la sienne (Paris), et sur le coup il ne se sentait pas prêt.

Je suis donc allée chez je le médecin qui m’a marqué une prise de sang et une échographie. A la prise de sang, les données comme le taux étaient redescendus, j’avais le taux d’une femme enceinte de 2 mois, pas plus, donc mon conjoint sur le coup on a beaucoup parlé et tout et tout. Puis je suis allée faire l’échographie et là, le verdict tombe : “Mlle, vous êtes enceinte de 6 mois”. Je me suis mise à pleurer, pas que je n’en voulais pas mais j’avais peur : comment j’allais faire vivre mon enfant, le nourrir, l’habiller, est-ce que j’allais me retrouver seule, etc.

Puis 24 h après, j’avais le ventre d’une femme enceinte de 4/5 mois, pas plus, et je le sentais enfin bouger mon petit ange, je peux vous dire qu’il s’est rattrapé, il n’arrêtait pas !

Puis, il ma demandé si je voulais savoir le sexe. Ben oui je voulais, je me sentais déjà maman…”c’est un petit garçon, vous voyez on le voit bien” !! Je pleurais, pleurais…comment allais-je l’annoncer à mon homme ? Je lui ai dit par sms, car à l’oral j’en étais incapable. Puis, il a fini par l’accepter et ça nous a bougé les fesses.

J’avais en 3 mois à faire ce qu’une autre avait à faire en 9 mois, plus chercher un appartement !! Ce n’était pas de tout repos ! On l’a annoncé à nos familles, qui pour le coup étaient ravies !!

Mon papa à engagé mon homme dans sa société, cela a déjà résolu une partie de nos soucis.

J’ai fait toutes les démarches que j’avais à faire…et j’ai trouvé un appart, on l’avait pour le mois d’octobre, j’accouchais en septembre donc ça allait!

Puis les 3 mois sont passés très vite, j’avais eu le temps de faire ma préparation à l’accouchement, j’étais prête et je ne voulais pas de péridural. Je voulais tout vivre à 100%…oui, je n’avais déjà pas vécu ma grossesse. Mais tout ne se passe jamais comme prévu.

Je vais à la visite 2 jours avant terme : “Madame, vous aurez une césarienne, votre col n’est pas du tout ouvert et bébé est trop haut” !! Allez, encore des larmes ! Une césarienne, tout ce que je ne voulais pas…je suis née par césarienne, ma maman a failli y perdre la vie, mais il n’y avait pas le choix, c’était comme ça!

Deux jours après, je rentrais à la maternité pour ma césarienne programmée : tout s’est très bien passé, rachis anesthésie donc j’ai pu entendre et voir mon bébé, et 30 min après j’étais en salle de réveil.

Et ce jour là fût le plus stressant mais le plus beau de ma vie, ma raison d’exister, ma raison d’avancer et je me suis sentie enfin utile.

Il n’est jamais allé à la nurserie, je m’en suis occupé malgré les agrafes qui tiraient et je l’ai allaité.

Et c’est devenu mon petit être à moi et on est devenus fusionels comme jamais dès que je l’ai eu dans mes bras !! Il était tout et il l’est encore !!

Je t’aime Mon fils