Cette solitude qui me pèse

Depuis quelque temps j’ai l’impression d’être seule , pas dans ma vie de maman car mes enfants me comble de bonheurs , d’amour , c’est mon oxygène, mais dans ma vie de femme , ma vie d’amie , ma vie de compagne, je me sens parfois vraiment seul.

Mon métier que j’adore et qui me permet aussi de profiter de mes enfants , fait que je suis coupée de toute vie sociale et parfois c’est pesant , usant , jamais personne avec qui parler , avec qui boire un café , jamais personne pour rigoler . J’ai bien essayé de me rendre au ram mais celui de ma ville ne me convient pas , c’est les enfants dans un coin et blabla rumeur de l’autre ce n’est donc pas ma tasse de thé.

Ensuite mes ami(e)s , ben c’est vite vue celles de mon enfance , mes meilleures amies , on a toutes déménagées , toutes à plus de 500 km alors je ne vois plus personne et je remarque que petit à petit les liens se coupent , on avance dans nos vies , on a nos familles , nos boulots donc bien d’autre chose à penser.

Mon homme que j’aime toujours autant qu’il y a 10 ans (enfin bientôt le 31 décembre) , il est au boulot de 6h à 17h30/18H, on ne se voit pas beaucoup , je ne lui en veux pas , c’est son travail , mais quand il rentre c’est douche , repas puis c’est soit il est sur son jeu , soit il dort car il est HS et je me retrouve à passer la soirée à m’occuper seul des enfants. Ma passion pour mon blog , il ne la partage pas toujours , il ne comprend pas toujours alors quand je lui en parle ben il s’en fou un peu.

Pour rien au monde je ne changerais ma vie de maman, mon fils et ma fille sont ma bouffé d’oxygène , j’ai juste à les regarder pour retrouver le sourire .

Mais parfois , même souvent ces derniers temps , les larmes en fin de journée montent , je me sens tellement seule , j’ai l’impression d’avoir personne à qui parler , avec qui rigoler , j’ai cette impression de ne pas exister en tant que femme , j’ai l’impression de n’avoir rien accomplis de bien dans ma vie (sauf mes enfants), cette solitude me pèse.

Cette solitude est venue s’amplifier cet été , mon conjoint n’a pas pu prendre de congé paternité , dès le lendemain de ma rentrée de la maternité , je me suis retrouvé seul en pleine canicule , avec une cicatrice de césarienne un peu douloureuse et 2 enfants à m’occuper . Je ne pouvais pas sortir , je ne voulais pas mettre mes enfants en danger , j’étais seule avec eux dans le noir . Puis par la suite en août , certaines personnes de ma belle-famille sont venu , c’était trop tôt , ce n’était pas le moment , j’avais envie d’être juste avec mes enfants , juste à profiter du peu de temps qui me restais avant de reprendre le travail. 2 semaines d’horreurs , à critiquer mes moindres gestes , mon allaitement , à déplacer mes meubles pendant que je n’étais pas là car simplement cela ne convenait pas à madame ma belle soeur. Souvent je quittais la pièce,j’allais me mettre au calme avec ma fille , pour ne pas craquer , pour ne pas pleurer . Mon homme ne disait rien , mon homme n’a jamais pris ma défense et depuis ce temps je lui en veux, je lui en veux de ne pas voir , que sa famille ne m’apprécie pas , je lui en veux de ne jamais dire stop , je lui en veux de les faire passer parfois avant moi .

Puis au mois de septembre j’ai repris le travaille et j’ai souvent pleuré le soir puisque j’ai imposé à ma petite princesse de 2 mois un rythme atroce , des journées à rallonges puisque je travaille de 7h30 à 18h30 le soir , les rendez-vous de nathan à gérer … Beaucoup de maman vive cela au quotidien , mais j’avais du mal , je m’en voulais de devoir lui faire subir des journées de ce genre , je m’en voulais de ne pas avoir autant de temps que je voulais pour elle ! Là encore personnes ne comprenaient, dans mon entourage , ce que je ressentais.

Puis le temps passe , je garde un sourire sur le visage , un sourire parfois forcé , il y a plus grave dans la vie que ma solitude , je suis en bonne santé , j’ai de merveilleux enfants , un homme qui m’aime malgré tout alors j’ai appris à ne plus me plaindre mais pour autant ma solitude ne disparaît pas et parfois le soir , une fois les lumières éteintes , une fois que tout le monde dort paisiblement , les larmes coulent sur mon visage , pour essayer de faire diminuer cette solitude que j’ai en moi et être au top dès le lendemain !

Pour autant cela ne m’empêche pas de rire , cela ne m’empêche pas de vivre et de profiter des bonnes choses de la vie , j’ai toujours la pêche , je suis toujours au top de ma forme et je ne baisse jamais les bras ! Je suis une battante , quelqu’un qui pousserait n’importe quels murs pour ses enfants , car mes enfants sont ma force , mon énergie et mon bien-être.

Comments

  1. Aurelie4483 says:

    Comme je te comprends… Je ressens un peu la même chose depuis que je suis en congé parental. J’ai l’impression de ne plus exister en tant que femme. J’adore être une maman mais parfois je ne voudrais être qu’une simple femme 😉
    Courage à toi !

  2. Coucou,
    C’est vrai que c’est pesant quand on a la sensation d’être dans une routine avec parfois des choses qui ne nous conviennent pas.
    Il faut aussi parfois savoir taper du poing sur la table et dire NON quand quelque chose ne nous convient pas. Cà te permettra de t’affirmer et je suis sûre que ta belle soeur y réfléchira à 2 fois avant de déplacer tes meubles la prochaine fois que tu la verras 😉
    Est ce que tu participes à des événements de blogueuses dans ta région ?
    Je suis sûre qu’il doit y avoir d’autres personnes dans ta région que tu pourrais y rencontrer et peut être ensuite lier des contacts d’amitié, se retrouver dans un endroit commun avec vos petits pour échanger et passer un bon moment, etc…
    C’est peut être une piste à explorer !
    En tout cas, saches que nous, tes lecteurs du quotidien, on apprécie de lire tes articles et de te retrouver en ligne.
    Plein de courage et de douces pensées <3
    Carole

  3. Malgré tout l’épanouissement que peut nous apporter le fait d’être une maman, je partage moi aussi ce sentiment. L’amour que je porte à mes enfants est inconditionnel et j’ai tendance à vite m’oublier. J’ai vécu mon premier congé parental comme une mise au placard, coupée du monde. Aujourd’hui pour crapaud n°3, j’ai décidé de vivre autrement l’expérience, de ne pas rester dans une routine et l’oubli de soi.
    Tiens bon, ne te décourage pas !!!

  4. Et puis tu sais, tu n’es pas toute seule, il y a la blogosphère, meme virtuelle, on est là 🙂
    je comprends ton stress et ta « solitude » , et rassure-toi, tu as le droit de t’en plaindre. Si on devait toujours se dire  » je ne dis pas ça parce que j’ai peur d’empiéter sur les plats de bande de pire que moi  » on n’y arriverait jamais 😉

    Trouve quelque chose qui t’occupe, crée , dessine, prends du temps pour toi. Et chaque soir, repense dans ton lit à un moment de ta journée, ou tu as été bien, où tu t’es dit,  » je suis à ma place, je suis heureuse de vivre ce moment  » ça peut etre tout et n’importe quoi : rester au lit le matin, prendre un café à la bonne température, entendre des chants d’oiseaux, réussir à changer une couche hyper vite, ne pas dépasser le budget course ou finir un bon livre.

    De loin , je t’encourage en tout cas 🙂

    Noémie

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